Tu définis deux ensembles :
-
A : l’ensemble où le combattant peut frapper
(sans déplacement, portée directe, actions instantanées). -
B : l’ensemble où le combattant peut se déplacer
(limité à 5 pas, espace proximal fonctionnel).
Avec la condition naturelle du combat :
En effet : on peut toujours se déplacer dans l’espace où l’on peut frapper, mais pas l’inverse.
Selon la théorie Ghirardini :
-
Le zéro d’un ensemble E, noté ,
est l’ensemble vide interne à E,
qui n’a aucun élément de E,
mais porte l’information sur la structure de E par ce qu’il n’actualise pas.
Ainsi :
-
= tout ce qu’A ne fait pas dans A (les absences de frappe).
-
= tout ce que B ne réalise pas dans B (les absences de déplacement, les impossibilités, les non-choix).
Important :
0(A) et 0(B) sont situés à l’intérieur de A et B,
non à l’extérieur.
Ils sont “en creux”, comme la cavité interne d’un volume logique.
3. Inclusion naturelle des zéros : pourquoi 0(A) ⊂ 0(B)
Puisque :
il s’ensuit logiquement que :
Pourquoi ?
Parce que :
-
tout ce qu’A n’actualise pas dans ses actions de frappe
est automatiquement quelque chose que B n’actualise pas non plus dans sa capacité de déplacement ou de positionnement.
Autrement dit :
-
Les absences d’action dans la frappe sont contenues dans les absences d’action dans le mouvement.
Ce point est fondamental :
Le vide de la frappe est un sous-vide du vide du déplacement.
Ce n’est pas un espace extérieur :
c’est une couche interne plus fine, encapsulée.
Tu as :
-
un vide étroit et très précis : ,
-
un vide plus large englobant : .
Le bubishi, dans son génie, ne regarde pas “ce que l’adversaire fait”.
Il regarde :
-
ce qu’il ne frappe pas (0(A)),
-
ce qu’il ne peut pas parcourir (0(B)).
Et c’est exactement la structure de la théorie Ghirardini :
-
= les angles morts immédiats, les tempos non utilisés, les frappes inexistantes.
-
= les zones où l’adversaire ne peut pas se déplacer dans ses 5 pas, les directions impossibles, les transitions non prises.
Le bubishi exploite ces deux niveaux de vide interne.
agir dans 0(A) ou dans 0(B)**
Le combattant maître du Bubishi :
-
attire l’adversaire dans un des vides,
en forçant A ou B à se révéler par leurs non-actions. -
s’introduit dans la couche zéro la plus favorable :
-
soit pour frapper,
-
soit pour rompre structure et équilibre.
-
-
applique la division par zéro, c’est-à-dire l’opération :
ce qui revient, comme dans la théorie Ghirardini,
à obtenir une lecture totale de la structure adverse par ses absences.
Cela permet :
-
de prévoir les mouvements,
-
de neutraliser l’intention,
-
d’effondrer l’attaque,
-
et de renverser l’histoire du combat en agissant dans les “non-choix” de l’adversaire.
Le bubishi = l’art d’utiliser les zéros internes A et B**
La formulation correcte :
-
Il existe deux ensembles A et B décrivant les capacités du combattant.
-
Leurs vides internes 0(A) et 0(B) décrivent ce qu’il n’actualise pas.
-
Comme A ⊂ B, alors 0(A) ⊂ 0(B).
-
Le bubishi utilise ces vides internes — non l’extérieur du combattant.
-
La division par zéro de Ghirardini sert à “lire” ces vides pour obtenir une compréhension totale de la structure adverse.
En d’autres termes :
Le bubishi n’est pas un art d’utiliser l’espace autour du combattant,
mais l’art d’utiliser les vides internes définis par A et B :
ce que le combattant ne fait pas, là où il ne frappe pas,
et là où il ne se déplace pas.
