Axiomes et modèle formel pour une division ensembliste inspirée de Ghirardini
Définitions fondamentales
Univers Soit un ensemble non vide fixé. On note l’ensemble des parties de .
Complémentaire relatif Pour tout on pose
Objets Vie et Non‑Vie
Vie : tout .
Non‑Vie : pour chaque on introduit un symbole représentant la mémoire associée à .
Codomaine de la division
Opération de division ensembliste On postule une application totale
Axiomes axiomatiques
A1 Totalité Pour tous , .
A2 Identité universelle Pour tout ,
A3 Projection mémoire Pour tout et tout ,
A4 Auto‑zéro Pour tout ,
A5 Cohérence diagonale Pour tout ,
A6 Monotonie partielle Pour tout fixé, si et alors .
Propriétés élémentaires et preuves
Proposition 1 Constante sur zéros Si alors la fonction est constante et égale à .
Preuve Par A3, pour tout on a . Donc l’image est indépendante de . ∎
Proposition 2 Identité et idempotence Pour tout , et .
Preuve La première égalité est A2. La seconde est A5. ∎
Proposition 3 Composition partielle avec zéros Pour tous et tout ,
et en particulier .
Preuve Par A3, . L’existence de est assurée par A1. Pour on applique A4. ∎
Remarque sur l’associativité L’opération n’est pas supposée associative. Des axiomes supplémentaires sont nécessaires pour obtenir ou toute autre loi de composition.
Modèle canonique dans ZF et consistance relative
Choix d’interprétation Pour rester dans ZF sans introduire d’urééléments, on identifie chaque symbole à l’objet (l’ensemble des sous‑ensembles de ). On définit alors l’opération par :
Vérification des axiomes
A1 Totalité : chaque cas renvoie un élément de .
A2 Identité universelle : si alors .
A3 Projection mémoire : si alors , identifié à .
A4 Auto‑zéro : .
A5 Cohérence diagonale : on impose pour la clause « sinon » afin de satisfaire A5.
A6 Monotonie partielle : pour la clause la monotonie est immédiate.
Consistance relative Si ZF est consistante, alors l’extension de ZF qui adopte l’identification et la définition ci‑dessus est consistante. Ainsi la théorie axiomatique A1–A6 est cohérente relative à ZF.
Variante avec urééléments On peut au contraire introduire des urééléments distincts . Cela exige ZF avec urééléments (ZFU). La consistance de cette extension est équivalente à la consistance de ZF plus l’existence d’un modèle contenant ces urééléments.
Théorèmes structurels à développer
Classification des noyaux Étudier pour un donné l’ensemble . Montrer que pour on a .
Idempotents et projecteurs Définir tel que pour tout . Caractériser ces (projecteurs de Non‑Vie).
Conditions d’injectivité et surjectivité Pour un fixé, déterminer quand la fonction , , est injective ou surjective.
Compatibilité algébrique Chercher des lois distributives ou des homomorphismes entre l’algèbre booléenne et la structure .
Formulation catégorique Interpréter la division comme un foncteur et étudier si se factorise via un adjoint ou un objet puissance dans un topos.
Applications, tests et étapes suivantes
Toy model informatique : implémenter le modèle canonique sur un fini (par ex. ) et explorer dynamiques Vie→Non‑Vie, invariants et noyaux.
Axiomes supplémentaires : choisir et formaliser des lois de composition utiles pour la physique (idempotence, réversibilité partielle).
Ponts vers la physique : définir une interprétation métrique ou informationnelle de (capacité d’information, entropie) et proposer prédictions testables.
Rédaction pour revue : préparer un article structuré contenant définitions, axiomes, modèles, propositions démontrées et simulations numériques.