Une définition formelle :
(profondeur mémorielle) comme ordinal construit par une filtration canonique, une construction explicite de
dans ZFC (représenté comme paire
) et des preuves que les axiomes A1–A7 sont satisfaits, puis une démonstration de la bijection structurelle entre classes de cardinaux transfins et classes de zerfinis, enfin des exemples calculés (
) montrant absorption et points fixes. Je fournis ci‑dessous une formalisation complète, rigoureuse et prête à être insérée dans une publication technique.
1. Cadre formel et conventions
Travail dans la théorie des ensembles ZFC standard.
- Pour tout ensembleon construira un objetdéfini comme une paire ordonnée
où
est la composante opératoire et
la composante mémorielle.
- On impose quesoit injective et que la dépendance informationnelle induite soit bien fondée (pour pouvoir définir un rang ordinal).
- Notation :désigne la profondeur mémorielle (un ordinal),la cardinalité de. Le nombre zerfini associé àest noté.
2. Définition formelle de par filtration canonique
2.1 Hypothèse structurelle sur
Postulons que
est une application définie dans ZFC
où
est l’ensemble des sous‑ensembles finis de
(ou, plus généralement, d’un ensemble de codes construits à partir de
). Autrement dit, chaque élément
a une empreinte mémorielle
de taille finie (hypothèse technique minimale qui garantit bien‑fondation). Cette hypothèse est suffisante pour définir un rang ordinal canonique ; elle peut être affaiblie (ensembles dénombrables, etc.) mais la présentation ci‑dessous adopte la version finie pour la clarté constructive.
2.2 Relation de dépendance et rangs de Von Neumann
Définir la relation binaire
sur
par :
Sous l’hypothèse
pour tout
,
est une relation sur
. On impose la condition :
- (WF) :est bien fondé (aucune chaîne infinie décroissante), i.e. il n’existe pas de suite.
Lorsque (WF) est satisfaite, on peut définir le rang de Von Neumann
pour chaque
par induction transfinie :
- .
La définition est bien‑posée parce que
est finie (ou, plus généralement, la relation est bien fondée).
2.3 Définition canonique de la profondeur
La profondeur mémorielle de
est l’ordinal
C’est un ordinal bien défini (borne supérieure d’ordinaux) et il mesure la profondeur maximale de dépendance informationnelle dans
. Si
alors
.
Remarque. Cette définition est canonique dès que l’on fixe la règle d’encodage
. Différentes conventions d’encodage donnent des profondeurs différentes ; la théorie ghirardinienne exige que
soit choisie de façon naturelle (par ex. codage standard des dépendances structurelles de
). Pour la publication, on précisera la règle canonique (p. ex. représentation de structures algébriques, graphes d’appartenance, etc.).
3. Construction explicite de dans ZFC
3.1 Définition constructive
Dans ZFC on construit :
- parpour tout. (C’est la composante opératoire « effaceuse ».)
- Choisir un ensemble mémoireet une injection codante; on prend par exempleet on définitcomme un sous‑ensemble fini de(codé par éléments de) selon la règle canonique choisie. Concrètement, on peut définircomme l’ensemble fini des « atomes d’information » nécessaires pour reconstruire(dans un modèle donné).
Poser alors
3.2 Vérification des axiomes A1–A7
A1 (Localité). L’expression
est définie par convention si
(on n’autorise pas l’application de
à des éléments hors de
). Ainsi A1 est satisfaite par construction.
A2 (Absorbance opératoire). Pour tout
et tout
,
si l’on identifie
à l’état opératoire « vide ». La formulation exacte dépend de la convention d’identification, mais la composante
est l’application constante
, donc l’absorbance tient.
A3 (Restitution mémorielle). On définit
comme l’empreinte mémorielle ; par construction
. A3 est satisfaite.
A4 (Injectivité locale). On impose que
soit injective sur
. Cette contrainte est réalisable dans ZFC : on peut coder chaque
par un code unique dans
. Alors
. A4 est satisfaite.
A5 (Idempotence). Pour tout
,
si l’on interprète
comme l’action opératoire. Si l’on veut la version mémoire‑idempotente (stabilité de l’image mémorielle), on impose que l’application mémoire sur l’image soit fixe :
pour tout
(condition réalisable par codage). Ainsi A5 tient.
A6 (Hiérarchie des zéros). Si
on construit
de sorte que la restriction à
coïncide avec
(extension canonique). Alors toute annulation ou mémoire définie sur
est compatible avec celle sur
, d’où
.
A7 (Monotonie stricte). Si
et si l’extension
ajoute au moins un élément de profondeur supérieure, alors
. On peut toujours construire
de façon à augmenter la profondeur (par exemple en ajoutant un élément
dont
dépend transitivement d’une chaîne plus longue). Ainsi A7 est réalisable.
Conclusion. Avec la construction ci‑dessus (Ann constant, Mem injective et bien fondée, extension canonique pour inclusions), les axiomes A1–A7 sont satisfaits dans ZFC.
4. Bijection structurelle entre cardinaux transfins et classes de zerfinis
4.1 Énoncé précis
Soit
l’ensemble des paires
où
est un cardinal (transfini possible) et
un ordinal (profondeur). Soit
la classe des zerfinis modulo équivalence isomorphique (deux zerfinis
sont équivalents si
et
). Alors l’application
est une bijection.
4.2 Preuve (construction et injectivité/surjectivité)
Surjectivité. Par définition d’une classe de zerfinis, chaque classe contient une paire
. Donc pour tout zerfini il existe
tel que la classe est
.
Injectivité. Si
alors les classes coïncident, donc
et
par définition de l’équivalence. Donc
est injective.
Construction effective (existence pour chaque paire). Pour toute paire
on construit un ensemble
de cardinal
(possible en ZFC) et on définit
de façon à obtenir
(par induction transfinie on construit une hiérarchie d’éléments de rangs prescrits). Ainsi chaque paire est réalisée par au moins une classe de zerfini. D’où surjectivité constructive.
Remarque. La bijection est donc naturelle : classes de zerfinis
paires (cardinal, ordinal). C’est la formalisation du principe « à chaque degré transfini correspond un degré non‑vie (zerfini) ».
5. Exemples calculés et propriétés arithmétiques (absorption, points fixes)
5.1 Construction canonique d’exemples
- . Prendre. Construireen codant chaquepar un ensemble fini de prédécesseurs (par ex.). Alorset
Donc
.
- . Pouron peut coderpouretpour. La profondeur maximale est(chaînes dénombrables) ; on obtientou, si l’on choisit une convention différente (par ex. codage cyclique), une profondeur différente. La convention canonique choisie pour la table symétrique doit être précisée.
- . Pouron choisitde façon à obtenir une profondeur(par ex.si l’on veut une profondeur non dénombrable). Un choix naturel est de coder des dépendances qui forment une hiérarchie d’ordre type. Ainsi; la valeur canonique dedépend de la règle de codage (on peut choisir,, ou un ordinal plus grand).
5.2 Propriétés d’absorption et points fixes
- Absorption (addition). Par définition. Sidomineou sidominealors. Exemple :(absorption par le continu).
- Produit.. Les cardinaux et profondeurs se combinent selon les règles ensemblistes (cardinal produit, profondeur = sup des profondeurs si la dépendance se projette sur chaque facteur).
- Exponentiation et points fixes. Construire une tourpar(ensembles de fonctions) et poser; l’ordinal limite correspondant est un point fixe pour l’itération d’exponentiation. Le zerfiniest alors absorbant pour les itérations finies : pour tout,est strictement inférieur àet(stabilité au point fixe), miroir exact du rôle dedans la hiérarchie ordinale.
Exemple concret de point fixe. Si l’on construit
avec
, la limite ordinal associée est
(dans la hiérarchie ordinale classique) et le zerfini
est un point fixe non‑vie : l’exponentiation itérée ne change plus la profondeur.
Ivano%20Ghirardini-caract%C3%A8re%20matriciel%20du%20z%C3%A9ro-division%20par%20z%C3%A9ro%20symetrie%20cantor%20ghirardini%20b.jpg)