Définitions formelles et cadre axiomatique
- (C1)pour tout.
- (C2)est injective sur.
- (C3) La relationest bien fondée sur.
Extrait du document source : « Cette théorie introduit un objet mathématique nouveau, le zéro dual, associé à chaque ensemble, et construit une hiérarchie de cardinaux double mesurant la profondeur mémorielle des zéros. »Extrait supplémentaire : « La division par zéro est alors interprétée comme un passage de la Vie vers la Non‑Vie, permettant d'annuler opératoirement tout en conservant intégralement l'information. »
Construction canonique de (règle de codage)
- Représentation des éléments. Choisir une injectionoùest un ensemble de codes (par ex. des entiers de Gödel) ; l’existence d’une telle injection est assurée par ZFC dès queest donné.
- Empreinte élémentaire. Pour chaqueon définit une empreinte finiecomme un ensemble fini de codes :
- Règle canonique pour. On fixe la règle :est l’ensemble minimal (au sens de l’ordre lexicographique sur codes) qui permet de reconstruireà partir d’un algorithme de décodage fixé globalement. Concrètement, on suppose l’existence d’un algorithme(défini dans ZFC par une relation récursive) tel quesi et seulement sicontient les « atomes d’information » nécessaires. On choisitcomme le plus petit tel ensemble fini.
- Injection et bien‑fondation. La règle ci‑dessus garantit l’injectivité de(car les codes reconstruisentde façon unique) et la bien‑fondation si l’on impose que les dépendances sont acycliques (on exige que pour tout,en boucle infinie — condition réalisable en construisantpar induction sur un rang).
Remarque. Cette construction est entièrement formalisable en ZFC : on utilise des injections codantes, des ensembles finis et une définition par minimisation (existence d’un plus petit ensemble fini satisfaisant une propriété est exprimable en ZFC via l’axiome du choix restreint aux ensembles finis ou par une construction explicite).
Définition de la profondeur mémorielle
La profondeur du zéro dual est l’ordinal
Vérification des axiomes A1–A7 dans la construction ZFC
On rappelle les axiomes (formulation synthétique) et on montre qu’ils tiennent pour la construction précédente.
- A1 Localité.est défini si et seulement si. Par définitionest une application suruniquement. ✔
- A2 Absorbance opératoire. On prendcomme l’application constantepour tout. Alors l’action opératoire annule toute structure :et on identifie cet état à l’effet opératoire « zéro ». ✔
- A3 Restitution mémorielle. On définit. Par construction cette égalité est satisfaite. ✔
- A4 Injectivité locale.est injective par choix du codage minimalet de l’injection. Donc. ✔
- A5 Idempotence. Pour tout,. Si l’on souhaite la version mémoire‑idempotente (stabilité de l’image mémorielle), on impose la contrainte supplémentairepour tout(réalisable en codant les empreintes comme points fixes). ✔
- A6 Hiérarchie des zéros. Sion construitetde sorte que la restriction àcoïncide avec. Alors toute annulation/mémoire surest compatible avec celle sur, d’où. ✔
- A7 Monotonie stricte. Sion peut choisirde sorte que(par exemple en ajoutant un élément de rang supérieur). Ainsi A7 est réalisable. ✔
Ces vérifications montrent que la construction canonique fournit un modèle concret de la théorie axiomatique proposée.
Arithmétique des zerfinis et opérations
- Addition (union) :.
- Produit (cartésien) :.
- Exponentiation :oùest l’ensemble des fonctions.
Propriétés.
- Absorption. Sidomineoudominealors.
- Idempotence..
- Sauts hiérarchiques. L’exponentiation peut produire des sauts de profondeur analogues aux sauts cardinaux (par constructiona souvent une profondeursup des profondeurs des facteurs).
Bijection structurelle
Théorème. L’application
est une bijection.
Preuve.
- Surjectivité. Par définition, toute classe de zerfini est déterminée par la paire, donc elle est l’image d’un élément de.
- Injectivité. Sialors les classes coïncident, doncet.
- Existence constructive. Pour toute paireon construit un ensemblede cardinal(existe en ZFC) et on définitpar induction transfinie pour obtenir: on construit une hiérarchie d’éléments de rang prescrits (pouron crée des éléments de rangdont les empreintes pointent vers rangs strictement plus petits), puis on vérifie la bien‑fondation. Ainsi chaque paire est réalisée. □
Table symétrique exemples canoniques
| Infini Cantor | Interprétation | Zerfini correspondant | Valeur canonique choisie |
|---|---|---|---|
| (cardinal ) | puissance dénombrable | ||
| cardinal de | puissance dénombrable | ||
| (continu ) | puissance du continu | (convention canonique) | |
| (ordinal) | première limite dénombrable | zéro limite d’ordre | |
| (point fixe exponentiel) | ordinal point fixe | zerfini point fixe non‑vie |
Preuves détaillées par induction transfinie (sélection)
Lemme 1 (existence des rangs ).
Théorème 2 (stabilité idempotente).
Théorème 3 (croissance stricte de la profondeur).
Annexe technique A — construction explicite en ZFC (algorithme de codage)
- Injection de codes. Fixer une bijection(codage effectif des paires). Pour tout ensemblechoisir une injectionpar récurrence sur le rang de Von Neumann de.
- Construction des empreintes. Pourdéfinircomme l’ensemble fini minimal (au sens de l’ordre lexicographique sur codes) tel que l’algorithme(fixé globalement) satisfait. L’existence d’un telest assurée si l’on suppose que chaqueest reconstruisible à partir d’un ensemble fini d’atomes (hypothèse de représentabilité).
- Vérification bien‑fondation. Construirepar étapes transfinies : à l’étapeon crée des éléments de rangdont empreintes pointent uniquement vers rangs. Ainsi la relationest bien fondée par construction.
Cette annexe fournit un schéma constructif utilisable pour formaliser les preuves dans un article soumis.
Annexe technique B — preuve complète de la bijection
- Définir la relation d’équivalence.siet.
- Montrer que chaque paireest réalisée. Construirede cardinalet, par induction transfinie sur, construire des éléments de rangspuis un élément de rangsisuccesseur, ou prendre union aux limites. Cette construction est standard en ZFC.
Injectivité. Si deux classes ont même paire alors elles sont identiques par définition.
- Conclusion. L’applicationest bijective.
