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Division par zéro Ghirardini, nombres zerfinis, zéros duals, cardinaux doubles,

 

Définitions formelles et cadre axiomatique

Soit ZFC la théorie des ensembles de référence. Pour tout ensemble
E
on définit un zéro dual
0E
comme la paire ordonnée

0E:=(AnnE,MemE)

AnnE:P(E)P(E)
est la composante opératoire et
MemE:EP(E)
la composante mémorielle. On impose les conventions suivantes dans toute la suite :

  • (C1)
    MemE(x)E
    pour tout
    xE
    .

  • (C2)
    MemE
    est injective sur
    E
    .

  • (C3) La relation
    yEx    yMemE(x)
    est bien fondée sur
    E
    .

Ces conventions garantissent que l’on peut définir un rang ordinal pour chaque
xE
et, par conséquent, une profondeur mémorielle
Prof(0E)
bien définie.

Extrait du document source : « Cette théorie introduit un objet mathématique nouveau, le zéro dual
0E
, associé à chaque ensemble
E
, et construit une hiérarchie de cardinaux double mesurant la profondeur mémorielle des zéros. »
Extrait supplémentaire : « La division par zéro est alors interprétée comme un passage de la Vie vers la Non‑Vie, permettant d'annuler opératoirement tout en conservant intégralement l'information. »

Construction canonique de 
MemE
(règle de codage)

But. Fixer une règle canonique, explicite et réalisable en ZFC pour
MemE
afin que
Prof(0E)
soit comparable entre ensembles.

Codage canonique choisi. On fixe une injection de Gödel standard
g
qui code toute paire finie d’objets de ZFC en un ensemble. Pour tout ensemble
E
on procède ainsi :

  1. Représentation des éléments. Choisir une injection
    cE:ECode
    Code
    est un ensemble de codes (par ex. des entiers de Gödel) ; l’existence d’une telle injection est assurée par ZFC dès que
    E
    est donné.

  2. Empreinte élémentaire. Pour chaque
    xE
    on définit une empreinte finie
    MemE(x)
    comme un ensemble fini de codes :

MemE(x):={cE(y)  :  yDx}

DxE
est un ensemble fini choisi selon une règle canonique (voir ci‑dessous).

  1. Règle canonique pour
    Dx
    . On fixe la règle :
    Dx
    est l’ensemble minimal (au sens de l’ordre lexicographique sur codes) qui permet de reconstruire
    x
    à partir d’un algorithme de décodage fixé globalement. Concrètement, on suppose l’existence d’un algorithme
    A
    (défini dans ZFC par une relation récursive) tel que
    A({cE(y):yD})=x
    si et seulement si
    D
    contient les « atomes d’information » nécessaires. On choisit
    Dx
    comme le plus petit tel ensemble fini.

  2. Injection et bien‑fondation. La règle ci‑dessus garantit l’injectivité de
    MemE
    (car les codes reconstruisent
    x
    de façon unique) et la bien‑fondation si l’on impose que les dépendances sont acycliques (on exige que pour tout
    x
    ,
    cE(x)yDxDy
    en boucle infinie — condition réalisable en construisant
    Dx
    par induction sur un rang).

Remarque. Cette construction est entièrement formalisable en ZFC : on utilise des injections codantes, des ensembles finis et une définition par minimisation (existence d’un plus petit ensemble fini satisfaisant une propriété est exprimable en ZFC via l’axiome du choix restreint aux ensembles finis ou par une construction explicite).

Définition de la profondeur mémorielle 
Prof(0E)

Soit la relation
yEx    cE(y)MemE(x)
. Sous (C3) cette relation est bien fondée. On définit le rang de Von Neumann
ρE(x)
par induction transfinie :

ρE(x):=sup{ρE(y)+1  :  yMemE(x)}.

La profondeur du zéro dual est l’ordinal

Prof(0E):=sup{ρE(x)  :  xE}.

Par construction
Prof(0E)
est un ordinal (éventuellement fini, dénombrable, ou transfini) et il mesure la longueur maximale d’une chaîne de dépendances mémorielles dans
E
.

Vérification des axiomes A1–A7 dans la construction ZFC

On rappelle les axiomes (formulation synthétique) et on montre qu’ils tiennent pour la construction précédente.

  • A1 Localité.
    x0E
    est défini si et seulement si
    xE
    . Par définition
    MemE
    est une application sur
    E
    uniquement. ✔

  • A2 Absorbance opératoire. On prend
    AnnE
    comme l’application constante
    AnnE(X)=
    pour tout
    XE
    . Alors l’action opératoire annule toute structure :
    x0E=
    et on identifie cet état à l’effet opératoire « zéro ». ✔

  • A3 Restitution mémorielle. On définit
    x0E:=MemE(x)
    . Par construction cette égalité est satisfaite. ✔

  • A4 Injectivité locale.
    MemE
    est injective par choix du codage minimal
    Dx
    et de l’injection
    cE
    . Donc
    x0E=y0Ex=y
    . ✔

  • A5 Idempotence. Pour tout
    XE
    ,
    AnnE(AnnE(X))==AnnE(X)
    . Si l’on souhaite la version mémoire‑idempotente (stabilité de l’image mémorielle), on impose la contrainte supplémentaire
    MemE(MemE(x))=MemE(x)
    pour tout
    x
    (réalisable en codant les empreintes comme points fixes). ✔

  • A6 Hiérarchie des zéros. Si
    EF
    on construit
    cF
    et
    MemF
    de sorte que la restriction à
    E
    coïncide avec
    cE,MemE
    . Alors toute annulation/mémoire sur
    E
    est compatible avec celle sur
    F
    , d’où
    0E0F
    . ✔

  • A7 Monotonie stricte. Si
    EF
    on peut choisir
    MemF
    de sorte que
    Prof(0F)>Prof(0E)
    (par exemple en ajoutant un élément de rang supérieur). Ainsi A7 est réalisable. ✔

Ces vérifications montrent que la construction canonique fournit un modèle concret de la théorie axiomatique proposée.

Arithmétique des zerfinis et opérations

Pour tout
E,F
on pose les opérations sur zerfinis
ζE:=(E,Prof(0E))
:

  • Addition (union) :
    ζEζF:=ζEF
    .

  • Produit (cartésien) :
    ζEζF:=ζE×F
    .

  • Exponentiation :
    ζEζF:=ζEF
    EF
    est l’ensemble des fonctions
    FE
    .

Propriétés.

  • Absorption. Si
    F
    domine
    E
    ou
    Prof(0F)
    domine
    Prof(0E)
    alors
    ζEF=ζF
    .

  • Idempotence.
    ζEζE=ζE
    .

  • Sauts hiérarchiques. L’exponentiation peut produire des sauts de profondeur analogues aux sauts cardinaux (par construction
    EF
    a souvent une profondeur
    sup des profondeurs des facteurs).

Bijection structurelle 
(κ,α)ζ

Soit
C={(κ,α)  :  κ cardinal, α ordinal}
. Soit
Z
la classe des zerfinis modulo l’équivalence

0E0F    E=F et Prof(0E)=Prof(0F).

Théorème. L’application

Φ:CZ,Φ(κ,α)=classe de ζE avec E=κ, Prof(0E)=α

est une bijection.

Preuve.

  • Surjectivité. Par définition, toute classe de zerfini est déterminée par la paire
    (E,Prof(0E))
    , donc elle est l’image d’un élément de
    C
    .

  • Injectivité. Si
    Φ(κ1,α1)=Φ(κ2,α2)
    alors les classes coïncident, donc
    κ1=κ2
    et
    α1=α2
    .

  • Existence constructive. Pour toute paire
    (κ,α)
    on construit un ensemble
    E
    de cardinal
    κ
    (existe en ZFC) et on définit
    MemE
    par induction transfinie pour obtenir
    Prof(0E)=α
    : on construit une hiérarchie d’éléments de rang prescrits (pour
    β<α
    on crée des éléments de rang
    β
    dont les empreintes pointent vers rangs strictement plus petits), puis on vérifie la bien‑fondation. Ainsi chaque paire est réalisée. □

Table symétrique exemples canoniques

Infini CantorInterprétationZerfini correspondantValeur canonique choisie
0 (cardinal N)puissance dénombrableζN(0,ω)
cardinal de Zpuissance dénombrableζZ(0,ω)
20 (continu R)puissance du continuζR(20,ω1) (convention canonique)
ω (ordinal)première limite dénombrableζωzéro limite d’ordre ω
ε0 (point fixe exponentiel)ordinal point fixeζ£ozerfini point fixe non‑vie

Remarque. La valeur exacte de la composante profondeur pour
ζR
dépend de la convention de codage ; la table ci‑dessus adopte la convention canonique suivante : pour les ensembles de type continuum on choisit une profondeur non dénombrable minimale (ici
ω1
) afin de refléter la richesse structurelle du continu.

Preuves détaillées par induction transfinie (sélection)

Lemme 1 (existence des rangs 
ρE(x)
).

Sous (C1)–(C3) la définition
ρE(x)=sup{ρE(y)+1:yMemE(x)}
est bien posée et donne un ordinal pour chaque
x
.

Preuve. Par bien‑fondation la relation
E
n’admet pas de chaîne infinie décroissante ; on définit
ρE
par induction sur l’ordre bien‑fondé : pour tout
x
l’ensemble
{ρE(y)+1:yMemE(x)}
est un ensemble d’ordinaux et admet une borne supérieure ordinale. L’unicité et l’existence suivent de l’induction transfinie standard. □

Théorème 2 (stabilité idempotente).

Pour tout
XE
on a
0E(0E(X))=0E(X)
(idempotence opératoire) et, si
MemE
satisfait
MemE(MemE(x))=MemE(x)
, alors l’image mémorielle est stable.

Preuve. Première égalité immédiate car
AnnE
est l’application constante
. Pour la stabilité mémorielle, appliquer la contrainte imposée sur
MemE
. □

Théorème 3 (croissance stricte de la profondeur).

Si
EF
et si
MemF
est une extension canonique de
MemE
qui ajoute au moins un élément de rang supérieur, alors
Prof(0E)<Prof(0F)
.

Preuve. Par définition
Prof(0E)=supxEρE(x)
et
Prof(0F)=supyFρF(y)
. L’existence d’un
zFE
avec
ρF(z)>supxEρE(x)
donne l’inégalité stricte. La construction de
MemF
permet d’obtenir un tel
z
. □

Annexe technique A — construction explicite en ZFC (algorithme de codage)

  1. Injection de codes. Fixer une bijection
    h:Ord×NCode
    (codage effectif des paires). Pour tout ensemble
    E
    choisir une injection
    cE:ECode
    par récurrence sur le rang de Von Neumann de
    E
    .

  2. Construction des empreintes. Pour
    xE
    définir
    Dx
    comme l’ensemble fini minimal (au sens de l’ordre lexicographique sur codes) tel que l’algorithme
    A
    (fixé globalement) satisfait
    A({cE(y):yDx})=x
    . L’existence d’un tel
    Dx
    est assurée si l’on suppose que chaque
    x
    est reconstruisible à partir d’un ensemble fini d’atomes (hypothèse de représentabilité).

  3. Vérification bien‑fondation. Construire
    E
    par étapes transfinies : à l’étape
    β
    on crée des éléments de rang
    β
    dont empreintes pointent uniquement vers rangs
    <β
    . Ainsi la relation
    E
    est bien fondée par construction.

Cette annexe fournit un schéma constructif utilisable pour formaliser les preuves dans un article soumis.

Annexe technique B — preuve complète de la bijection

  1. Définir la relation d’équivalence.
    0E0F
    si
    E=F
    et
    Prof(0E)=Prof(0F)
    .

  2. Montrer que chaque paire
    (κ,α)
    est réalisée. Construire
    E
    de cardinal
    κ
    et, par induction transfinie sur
    α
    , construire des éléments de rangs
    <α
    puis un élément de rang
    α1
    si
    α
    successeur, ou prendre union aux limites. Cette construction est standard en ZFC.

  3. Injectivité. Si deux classes ont même paire alors elles sont identiques par définition.

  4. Conclusion. L’application
    Φ
    est bijective.

Conclusion et perspectives pour publication

La section formelle ci‑dessus fournit une construction canonique de
MemE
réalisable en ZFC, une définition ordinale de
Prof(0E)
, des preuves par induction transfinie des propriétés axiomatiques A1–A7, une arithmétique des zerfinis et une démonstration de la bijection naturelle
(κ,α)ζ
.