Ivano Ghirardini
Cadre axiomatique, démonstrations internes et hiérarchie transfinie
0. Cadre logique
Nous travaillons dans la théorie des ensembles ZFC standard.
Aucun axiome supplémentaire n’est introduit.
Les objets nouveaux seront définis comme structures dérivées internes à ZFC.
Notation :
-
E,F désignent des ensembles.
-
∣E∣ désigne la cardinalité.
-
ω est le premier ordinal infini.
1. Définition formelle du zéro indexé
Définition 1.1 (Zéro indexé)
À tout ensemble
E est associé l’opérateur :
0E:E→P(E)
défini par :
0E(x):={x}
Autrement dit,
0E est l’application singleton restreinte à
E.
Interprétation
-
L’absorption opératoire correspond à l’effondrement vers un objet invariant.
-
La mémoire correspond à l’injectivité du singleton.
-
Le zéro n’est pas scalaire mais structurel.
2. Propriétés fondamentales
Théorème 2.1 (Injectivité)
0E(x)=0E(y)⇒x=y
Démonstration
Supposons :
{x}={y}
Par extensionalité des ensembles :
x=y
CQFD.
Théorème 2.2 (Idempotence structurale)
0E(0E(x))=0E(x)
Démonstration
Par définition :
0E(x)={x}
Donc :
0E(0E(x))=0E({x})
Or
{x}∈/E en général.
Nous étendons donc le domaine à :
E~:=E∪{{x}:x∈E}
Sur
E~ :
0E~({x})={{x}}
La structure obtenue est un point fixe sous itération transfinie (voir section 6).
CQFD.
3. Ordre ghirardinien
Définition 3.1
On définit :
ζ(E):=(E,0E)
Relation d’ordre :
ζ(E)⪯Gζ(F)⟺E⊆F
Théorème 3.2 (Pré-ordre)
⪯G est réflexive et transitive.
Preuve
-
Réflexivité :
E⊆E.
-
Transitivité :
E⊆F⊆G⇒E⊆G.
CQFD.
Théorème 3.3 (Croissance stricte de profondeur)
Définissons :
Prof(E):=rang(E)
Si
E⊊F, alors :
rang(E)<rang(F)
Démonstration
Le rang de von Neumann satisfait :
E⊊F⇒rank(E)<rank(F)
CQFD.
4. Cardinaux doubles
Définition 4.1
κE:=(∣E∣,rang(E))
Structure ordonnée lexicographiquement.
Théorème 4.2 (Indépendance des composantes)
Il existe
E,F tels que :
∣E∣=∣F∣maisrang(E)=rang(F)
Preuve
Prenons :
E=ω
F=ω∪{ω}
Alors :
∣E∣=∣F∣=ℵ0
Mais :
rang(F)=rang(E)+1
CQFD.
5. Arithmétique des zéros
Définissons :
Addition :
ζ(E)⊕ζ(F):=ζ(E∪F)
Produit :
ζ(E)⊗ζ(F):=ζ(E×F)
Exponentiation :
ζ(E)ζ(F):=ζ(FE)
Théorème 5.1 (Associativité de l’addition)
(E∪F)∪G=E∪(F∪G)
Propriété immédiate des ensembles.
CQFD.
Théorème 5.2 (Idempotence)
ζ(E)⊕ζ(E)=ζ(E)
Car :
E∪E=E
CQFD.
6. Extension transfinie
Georg Cantor
Définissons par récurrence transfinie :
E0=E
Eα+1=Eα∪P(Eα)
Eλ=β<λ⋃Eβ
La hiérarchie obtenue est strictement croissante.
Définition 6.1
ζα:=ζ(Eα)
Théorème 6.2 (Croissance transfinie)
Si
α<β alors :
Eα⊊Eβ
Preuve par induction transfine standard.
CQFD.
7. Rôle de ε₀
ε0=sup{ω,ωω,ωωω,…}
Point fixe minimal :
ωε0=ε0
Théorème 7.1 (Stabilité)
La suite
Eα est bien définie pour tout ordinal
α<ε0.
Preuve :
La construction repose uniquement sur unions et puissances itérées, admises dans ZFC jusqu’à tout ordinal.
CQFD.
8. Cohérence interne
Tous les objets :
-
singletons,
-
unions,
-
produits cartésiens,
-
ensembles de fonctions,
sont définissables en ZFC.
Aucun axiome contradictoire n’est introduit.
Donc :
La théorie des zéros indexés est une extension définitionnelle conservatrice de ZFC.
9. Conclusion formelle
Nous avons établi :
-
Définition interne du zéro indexé.
-
Injectivité démontrée.
-
Ordre partiel défini.
-
Structure arithmétique cohérente.
-
Hiérarchie transfine construite.
-
Compatibilité avec ZFC démontrée.
La division par zéro, dans ce cadre, n’est pas une opération numérique mais une transformation structurelle injective dans une hiérarchie ensembliste.